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Foi

Approfondir sa relation avec Dieu : du début trouble à une clarté spirituelle authentique

Vous souvenez-vous du début de votre relation avec Dieu ? C'était peut-être enivrant, mais aussi confus. Comme un verre d'eau qui a besoin de temps pour s'éclaircir.

Par Damian Maxson · 5 septembre 2026
Approfondir sa relation avec Dieu : du début trouble à une clarté spirituelle authentique

Je me souviens encore très bien de ce commencement. De la sensation, lorsque Jésus est entré pour la première fois de manière perceptible dans ma vie. C'était comme une ivresse, un amour enveloppant qui remplissait mon cœur jusqu'au bord. Soudain, il y avait quelqu'un qui me comprenait, qui me connaissait entièrement et m'aimait malgré tout. Un sentiment comme celui d'être fraîchement amoureux, mais plus profond, plus existentiel.

Mais je dois être honnête : au-delà de toute cette chaleur, il y avait aussi une grande confusion. C'était comme un verre d'eau que l'on vient de remplir d'eau de source fraîche, mais toute la boue du fond est d'abord remuée. L'eau était là, la vie était là, mais la visibilité était trouble.

Toutes les vieilles habitudes, les soucis, les schémas de pensée figés – ils étaient toujours là et flottaient comme des particules dans cette nouvelle eau de vie. Je voulais cette clarté dont parle la Bible, mais mon quotidien me semblait souvent tout aussi chaotique qu'auparavant.

Quand l'eau était encore trouble

Cette phase initiale fut une période de déchirement. D'un côté, cette joie et cette gratitude débordantes que Dieu se soit tourné vers moi. De l'autre, la constatation frustrante que mon caractère n'avait pas changé du jour au lendemain. Il y avait toujours l'impatience dans les embouteillages, le jugement hâtif sur un collègue ou la fuite nocturne de mes propres pensées dans diverses distractions.

C'était comme un combat constant. Une partie de moi voulait suivre ce nouveau chemin, l'autre était toujours attirée par les vieilles ornières. Et à chaque rechute, à chaque moment où j'agissais à nouveau selon mes anciens schémas, l'eau dans mon verre devenait un peu plus trouble.

Le mensonge qui s'insinue dans de tels moments est silencieux, mais toxique : « Tu vois ? Tu n'y arrives pas. Cette histoire avec Dieu n'est peut-être pas faite pour toi. Tu n'es pas assez bien. » Et c'est précisément là que se trouve la première grande bifurcation. Cède-t-on à ce mensonge ou s'accroche-t-on à la vérité que Dieu est déjà là, même dans l'eau trouble ?

Comment le verre s'éclaircit lentement

La clarté n'est pas venue par un seul grand acte de volonté. Elle n'est pas venue parce que je me suis « plus efforcé ». Elle s'est insinuée lentement dans ma vie, presque inaperçue, par de petites décisions quotidiennes.

J'ai commencé à avoir de courtes conversations intimes avec Dieu plusieurs fois par jour. Pas de grandes prières formelles, mais une simple phrase en voiture : « Jésus, aide-moi à être patient maintenant. » Un bref merci au bureau pour un travail réussi. Un soupir le soir : « Seigneur, cette journée a été difficile, s'il te plaît, prends ce fardeau. » C'était la tentative de maintenir la connexion, de ne pas laisser le fil se rompre.

À cela s'est ajoutée la lecture de la Bible. Non plus comme un devoir à accomplir, mais comme une recherche de sa voix. Parfois, je ne lisais qu'un seul verset qui me portait cependant toute la journée. C'était comme si Dieu me donnait une boussole, une direction pour mes pensées.

Laissez-vous transformer par le renouvellement de votre intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. (Romains 12,2)

À chacun de ces petits moments, une goutte d'eau claire s'écoulait dans mon verre. Jésus lui-même n'a pas simplement balayé les particules, mais il a lentement dilué l'eau trouble par sa présence. Ce n'est pas ma force, mais son flux constant qui a apporté le changement. Ma seule tâche était de rouvrir le robinet un petit peu, encore et encore.

Le danger de se laisser à nouveau distraire

Le quotidien est un maître de la distraction. À peine a-t-on l'impression que l'eau s'éclaircit un peu, qu'une vague de l'extérieur vient tout remuer. Une dispute en famille, la pression au travail, une nouvelle inquiétante dans le journal. Et aussitôt, les vieilles préoccupations, les vieilles peurs sont de nouveau pleinement présentes.

L'art consiste à ne pas se laisser décourager. Il est normal que la vie arrive. La question n'est pas de savoir si des tempêtes viendront, mais où est notre ancre. Je me surprends toujours à essayer de résoudre tous les problèmes moi-même, de garder le contrôle et de m'empêtrer dans des spirales de pensées.

Dans ces moments, je dois consciemment choisir de relever le regard. Revenir à ce qui me soutient vraiment. Parfois, cela signifie simplement être silencieux pendant cinq minutes et dire : « Dieu, je ne sais pas quoi faire en ce moment. Mais toi, tu sais. » C'est un retour constant, un réalignement doux mais déterminé du cœur.

Cette persévérance est peut-être le plus grand défi et en même temps la plus grande bénédiction. Elle façonne notre caractère plus profondément que n'importe quelle envolée spirituelle ne pourrait jamais le faire.

Apprendre à le voir partout

Plus l'eau en moi devenait claire, plus mon regard sur le monde extérieur changeait. J'ai commencé à ne plus chercher Dieu uniquement dans les moments « pieux » prévus à cet effet, mais à le découvrir partout.

Je le vois dans la gentillesse inattendue de la caissière au supermarché. Je le vois dans le rire de mes enfants. Je le vois dans l'ordre incroyable d'une forêt de sapins après une averse. Son écriture est partout, si seulement on apprend à la lire.

Cet exercice, le voir partout, a tout changé. Car ce que l'on cherche façonne la pensée. Si je recherche activement le bien, sa présence, les choses négatives que je ne peux de toute façon pas changer ont moins de pouvoir sur moi. Elles sont toujours là, mais elles ne me dévorent plus.

Quand on reconnaît le Créateur dans le créé, on commence à voir le monde avec ses yeux. Et inévitablement, on lui ressemble davantage. On commence à avoir le bien à l'esprit, à chercher le positif et à agir à partir de cette attitude.

C'est pour moi le véritable sens de la vie. Trouver Dieu, le remercier pour le don immérité de la vie et être transformé par cette relation de manière à pouvoir finalement rentrer chez lui en tant qu'âme bonne et purifiée.

Ce n'est pas une conclusion, pas un but que l'on atteint une fois pour toutes. C'est un chemin quotidien. Un chemin sur lequel l'eau dans mon verre est parfois plus claire, parfois plus trouble. Mais je sais maintenant : il est toujours là. Et sa lumière brille même à travers l'eau la plus trouble.

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Le retour de ton cœur

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